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Camp 2009 : les impressions d'Inner Wheel

Le 10e camp swisscor est financièrement porté par la générosité d'une extraordinaire action commune aux clubs-service Inner Wheel et Rotary Suisse-Liechtenstein. Au lendemain de sa participation à la Journée officielle du jeudi 6 août 2009 au Village d'Enfants Pestalozzi à Trogen, Mme Monique Eckenstein, Gouverneur 2009-2010 de Inner Wheel partage ses impressions et souvenirs du camp avec ses membres. Nous publions ci-dessous quelques extraits de son courrier et swisscor en profite pour réitérer à Inner Wheel sa vive gratitude.

 

                                                    "Une journée émouvante"

 

(...) "Je me suis rendue le 6 août au village Pestalozzi à l’occasion de la „journée portes ouvertes „ organisée pour swisscor. Plusieurs dames du Comité de District étaient présentes, ainsi que des membres de différents clubs IW (...)

"Pour dire les choses d’emblée, ça a été une journée émouvante et marquante : nous sommes repartis avec beaucoup d’impressions positives. A la fin  il était clair pour tout le monde que nous avions bien fait de soutenir ce projet swisscor et que c’était important de le faire.

"Pourquoi ? Parce que, par exemple, sur les 80 enfants présents, seuls 4 avaient des dents saines. Tous les autres ont dû subir des interventions et ont poussé les 5 dentistes au bout de leurs limites ! Pour 5 à 6 enfants au point qu’il n’a pas été possible de soigner toutes les dents atteintes en l’espace de 2 semaines. Des opérations ont dû être prévues. Pour ces cas-là, si les soins ne peuvent être effectués dans leur pays d’origine, il faudra que les enfants reviennent ici plusieurs fois. Ce problème est malheureusement connu, pas seulement pour les soins dentaires. Heureusement, on a toujours trouvé des clubs qui ont subvenu aux soins de suite.

"Un nombre important d’enfants n’avaient jamais vu de brosse à dents. Le mauvais état dentaire est dû aussi à une nourriture carencée, conséquence elle-même de la pauvreté. Je ne vous parle ici que des dents, cette situation catastrophique est la même cependant dans d’autres domaines médicaux...

"En plus les enfants reçoivent un soutien psychologique. Des cours réguliers de communication interculturelle ont lieu, ainsi que des réunions assistées par des psychologues , où les enfants apprennent à penser et à agir de façon pacifique. Ils doivent s’exercer à la tolérance et au respect des autres, aussi des étrangers.

"L’expérience des camps des années passées nous montre que le temps passé à Trogen laisse une trace importante et durable chez ces enfants. A leur retour, ils sont devenus plus gais, plus sociables et ils ont de meilleures notes en classe qu’avant leur séjour en Suisse.

"Après la partie officielle composée de discours, nous avons partagé le repas des enfants, nous nous sommes assis parmi eux pour pouvoir bavarder avec eux. Quelques-uns parlent un peu anglais, d’autres savent même un peu d’italien. Les accompagnateurs ont dû parfois jouer les traducteurs, et sinon il nous restait les mains et les pieds. Pour finir, ils ont chanté des chants populaires et montré des danses de leur pays. Ces enfants ont montré, malgré leurs difficultés sociales, beaucoup de gaieté et de reconnaissance. Ils sont arrivés en boutons en Suisse et se sont épanouis ici comme des fleurs.

(...) "Je suis sûre que vous sentez dans mon rapport à quel point je suis convaincue qu’il est urgent d’apporter notre aide et notre soutien à ces enfants. Ma visite à Trogen m’a prouvé que j’avais raison de vouloir soutenir ce projet en tant que membre d’Inner Wheel et de vous convaincre de m’y aider. (...) Au nom de ces enfants, je vous remercie de tout cœur (...) "  

Monique Eckenstein, Gouverneur

 

 

 

 

 

 

 

Au Village d'Enfants Pestalozzi, à Trogen, les Dames d'Inner Wheel au milieu des enfants du 10e camp swisscor.

 

 
Le camp 2009 se prépare : des reconnaissances passionnantes

swisscor se prépare à accueillir 80 filles et garçons, de 11 à 13 ans, en provenance d'Albanie et de Bosnie-Herzégovine pour son camp médicalisé annuel. A l'instar des camps 2007 et 2008, c'est le village d'enfants Pestalozzi qui abritera les deux semaines de camp à Trogen, en Appenzell. Les enfants viennent accompagnés de 20 adultes qui font partie de leur vie quotidienne (instituteur, éducateur, thérapeute). Avec ce camp 2009, qui aura lieu du 28 juillet au 11 août 2009, swisscor organise son 10e camp !

Un 10e camp financièrement porté par la générosité d'une extraordinaire action commune
aux clubs-service Inner Wheel et Rotary Suisse - Liechtenstein.

                                                                                                                           

A fin février et en mars derniers, deux délégations de la Fondation swisscor se sont rendues à Tirana et à Sarajevo pour les reconnaissances. swisscor tire un premier bilan de ces voyages de préparation avec M. Louis Gilliéron, vice-président du Conseil de Fondation et responsable des finances.

  • Quel est l'objectif de telles reconnaissances ?

L'objectif est essentiellement de bien communiquer ce que swisscor entend faire. Les contacts ainsi établis permettent de créer un climat de confiance avec les Ministères compétents, avec l'Ambassade de Suisse et le Bureau de la Coopération Suisse afin d’informer sur les buts et les modalités de notre camp médicalisé. Nous visitons les institutions et écoles, en présentant le projet documenté dans la langue nationale aux responsables. Nous rencontrons également les accompagnateurs afin de leur expliquer leur importante mission durant le camp. Ils sont le lien de confiance entre les enfants et le personnel du camp (pédagogues, personnel médical, animateur). Puis nous voyons les enfants et parfois leurs proches. Parallèlement, le médecin-conseil swisscor discute des cas médicaux avec les thérapeutes ou le médecin local. Enfin, à tous, nous présentons les grandes lignes du programme des 15 jours du camp (bilan et programme médical, échanges interculturels, excursions, jeux) et expliquons les modalités du voyage.

  • Qui composent ces délégations ?

Pour notre voyage en Albanie, Madame le docteur Françoise von Tscharner, médecin-conseil swisscor, Damian Zimmermann, pédagogue et responsable du camp swisscor  au Village d'enfants Pestalozzi à Trogen, Jörg Rickenmann, secrétaire général de la Fondation swisscor et Louis Gilliéron, vice-président et responsable des finances. Pour les reconnaissances en Bosnie-Herzégovine, le docteur Jean-David Bettex, médecin-conseil swisscor, Madame Beatrice Magnin, de la Commission des camps et Louis Gilliéron.

  • Qui seront les enfants accueillis cette année ?

En provenance de l'Albanie, 58 enfants dont 52 enfants de deux écoles situées à 20 km environ au nord de Tirana : des enfants démunis, de familles très pauvres, mais en bonne santé ainsi que 6 enfants avec un handicap physique moyen, vivant dans un home de jour, à Tirana. Les enfants sont âgés entre 12 et 14 ans et se répartissent pour moitié entre filles et garçons.

En provenance de la Bosnie-Herzégovine, au total 21 enfants provenant d’une région agricole située à 150 km au nord-est de Sarajevo : 18 d'entre eux appartiennent à une Association de parents d’enfants handicapés d’une région rurale, le "Sprecatal". Trois enfants viennent d’une institution pour enfants et adultes invalides située à Fojnica, à 40 km environ à l'ouest de Sarajevo, pour beaucoup atteints mentalement et de façon incurable. Ici, nous reprenons une fillette de 14 ans à qui swisscor avait procuré en 2006 des prothèses pour les deux jambes. Il s’agit aujourd'hui de les adapter. Là aussi, les enfants sont âgés entre 12 et 14 ans et se répartissent pour moitié entre filles et garçons.

  • Y a-t-il déjà de l’aide suisse dans la région ?

La Coopération suisse conduit de nombreux programmes sociaux et de développement durable. Concernant la région de "Sprecatal", à l’initiative de Peter Arbenz, de Winterthur, un groupe de Suisses ont créé, en 2004, une Sàrl dans le but d’intéresser les paysans à mieux exploiter leurs terres et le bétail, puis, en 2005, une Coopérative des producteurs de lait avec l'objectif d’organiser le ramassage, le contrôle, le transport et la vente du lait à une grande laiterie centralisée. Par son action, swisscor apporte à l’adresse des enfants de cette population une contribution humanitaire : car, si un programme de développement a été lancé pour contribuer à l’autonomie économique, la précarité de la santé des enfants demeure.

  • Quel a été l'accueil réservé à la Fondation swisscor ?

Cette année, nous avons porté un effort particulier, dans la mesure de nos moyens, sur le suivi des traitements prodigués en 2006.  Nous avons repris contact avec trois institutions et invitons à nouveau des enfants de deux d’entre elles. Nos interlocuteurs ont été fortement impressionnés par le souci de la Suisse à prendre des nouvelles des invités de camps swisscor précédents. Il nous a été dit que les Suisses étaient  les premiers à le faire ! Ainsi, nous pouvons dire que l’accueil a été partout très bon. Toutes les personnes rencontrées sont reconnaissantes, parents d’enfants, responsables d'école ou de home, responsables politiques.

  • Quelle est la collaboration avec les instances suisses sur place ?

La collaboration est très bonne et, pour swisscor, très importante. Il faut, en effet, disposer d'une antenne suisse sur place qui peut gérer le projet dans sa phase de préparation et jusqu’au départ des enfants. Un correspondant pour notre projet est désigné dans le Bureau de la DDC (Direction pour le développement et la coopération) à Tirana et dans celui de Sarajevo. Il est notre relai dans le pays et toutes les informations et documents transitent par lui. Notre Secrétaire général est en contact permanent avec lui.

  • Quels sont les prochains travaux de préparation du camp 2009 ?

Les correspondants DDC ont réuni, à fin mars, les questionnaires médicaux des enfants, signés par le médecin local et munis des autorisations parentales. Ils sont transmis aux médecins-conseil swisscor qui examinent  chaque dossier en relation avec les informations déjà réunies sur place. Leur appréciation permet d’établir la liste définitive des enfants qui seront accueillis à Trogen. En parallèle, les accompagnatrices et accompagnateurs signent avec swisscor une convention de collaboration pour leur engagement pendant le camp. Une fois les listes définitives établies, il s’agira de faire établir les passeports, puis les visas : une procédure administrative qui prend quelques semaines et qui est suivie par notre Ambassade locale.

  • Quels seront les moments forts du camp 2009 ?

Comme en 2007 et 2008, swisscor offre aux enfants, pendant une partie du séjour à Trogen, un programme spécial intitulé «Echanges interculturels» sous la conduite de pédagogues de la Fondation Village d’Enfants Pestalozzi. Il s’agit de workshops animés sous forme de jeux de rôle, de dessins et découpages, d’identification et de dialogues entre les enfants. Les moments forts du camp 2009 seront, sans aucun doute, la vie en commun des enfants d’Albanie (proche d’une grande ville) et des enfants de Bosnie (de la campagne). En quelque sorte, une mise en pratique de ce qu’ils auront appris dans les workshops du programme «Echanges interculturels».

Mais les enfants vivront d'autres moments sans doute inoubliables : ainsi la visite et le concert de jeunes musiciens d'une fanfare militaire de l'Ecole de recrues de Aarau (vendredi 31 juillet), la visite et des jeux de ballon avec des footballeurs de l'élite internationale (mercredi 5 août) ainsi que la Journée des enfants swisscor 2009 avec, au programme, la présentation de leurs productions artistiques, danses et chants (jeudi 6 août).

swisscor - communication
interview réalisée le 31 mars 2009